Un mini-trip parisien haut en couleurs

Je suis sur mon petit nuage.
Je viens de rentrer d’un petit week-end à Paris qui m’a fait le plus grand bien. 
Cela fait plusieurs mois que j’entretiens une correspondance plus ou moins régulière avec une consoeur parisienne, Leslie.
Le courant passant bien entre nous et, vivant seule, elle me proposa de nous rencontrer. Puis vint la pandémie qui nous força à postposer ce projet.
Lorsque le déconfinement fut acté, il nous restait à déterminer une date pour mon mini-trip. Et lorsque j’appris que Melany reprenait l’organisation des soirées Drôles de Dames le 11 juillet, la date était toute trouvée ! Je ferais ainsi d’une pierre 2 coups et c’est bien connu que plus il y a de coups, plus j’apprécie 😉
 
J’ai quitté Bruxelles vendredi 10 en début d’après-midi.
La route vers Paris se déroula sans encombre. J’ai mis environ 3h pour faire 250km. 
Les 40 derniers km, j’ai mis 1h40 à les parcourir. Que serait Paris sans ses embouteillages monstre du vendredi soir.
 
J’arrive à mon hôtel peu avant 18h. J’ai choisis l’économie en logeant dans un Première Classe. Cependant, il a été complètement rénové et la chambre est assez accueillante. Il y a même une toilette et une baignoire ! Waouw, pour un PC, c’est le grand luxe.
mur chambre
sympa, le mur de ma chambre
Première étape, la douche. Après ces 5 heures de route sous le soleil, je me sens un peu moite de partout. Un passage sous un jet d’eau chaude s’impose.
Au premier contact de ma peau humide contre le plastique du rideau de douche, la rampe se décolle du mur et paf ! Plus de rideau de douche !
Ah ben oui, je suis bien dans un hôtel bas de gamme, ça ne fait aucun doute.
Bon, c’est pas grave, je termine ce que j’ai à faire et je commence ensuite l’étape « féminisation ».
Ce soir, j’ai rendez-vous chez ma copine. Elle habite à 20km de mon hôtel, situé à Igny. Une fois prête, je sors de l’hôtel, je croise le réceptionniste qui ne me reconnaît pas tout de suite, et je prends la route. Mon GPS m’annonce des embouteillages. Ah bon ? Sérieux ? Des embouteillages ? Tiens donc, comme c’est étrange !
Comme si ça ne suffisait pas, je fais ma blonde et je me trompe de bande de circulation. Je suis sur la A86 et je m’engouffre dans un tunnel long de 10km qui me mène en ligne directe à Nanterre alors que je ne désirais pas aller plus loin que Le Chesnay.
Après avoir fait demi-tour, je retrouve la route et j’arrive chez mon amie peu après 20h.
Capture
pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Leslie vit dans un petit immeuble moderne et dès que je franchis la porte de son appartement, je sais que je vais me sentir bien ici. C’est propre, c’est fonctionnel, c’est décoré avec goût. De plus, c’est une passionnée de BD et de bières belges. Rien que pour ça, elle m’était d’emblée fort sympathique.
C’est la première fois qu’on se rencontre mais on a tellement discuté sur whatsapp qu’on a l’impression de se connaître depuis longtemps déjà. 
Nous allons passer la soirée à discuter en buvant un verre. Je vous laisse le soin de deviner si il y a eu « et plus si affinités » ou non.
Je vous donne un indice : je suis rentrée à mon hôtel, vers 1h30.
 
Le lendemain, j’avais un programme assez chargé puisque j’avais l’intention de tester les « après-midis des T » avant de retourner chez Leslie et de l’apprêter pour partir ensuite à la DDD du Château des Lys.
 
Cependant, étant une incorrigible lève-tôt, j’avais un peu de temps pour faire du tourisme et j’en ai profité pour aller voir un autre château des environs, celui de Versailles.
Arrivée sur place vers 11h, il y avait énormément de monde qui faisait la file pour entrer. Je n’avais de toute façon pas l’intention de visiter l’intérieur ou les jardins, c’est tellement vaste que j’en aurais eu pour la journée et j’avais d’autres activités prévues.
file versailles
l’entrée à Versailles, avec la file monstrueuse de visiteurs
Vers 13h, je regagnais ma voiture qui était garée sur un boulevard bordé d’arbres. Ma tâche consistait à présent à me métamorphoser, autant au niveau du visage que des vêtements. Ce n’est pas la première fois que j’opère de la sorte, parfois, je n’ai tout simplement pas d’autre choix.
J’ai commencé par le maquillage. Je suis bien équipée, je dispose de plusieurs miroirs dans la voiture, ma trousse contient tout ce dont j’ai besoin et j’ai même du dissolvant dans mon vide-poche, pour les fins de soirées. Tout se déroule comme d’habitude, il y a peu de passage dans cette allée et de toute façon je suis un peu en retrait du chemin piétonnier principal.
Capture
j’étais garée là où il y a le cercle rouge
Peu avant que je termine la phase maquillage, un homme vient s’asseoir sur un banc situé à côté de ma voiture. Je ne l’ai pas vu arriver et je suppose qu’il n’a pas remarqué mon manège à l’intérieur de mon véhicule. Il me tourne le dos, mais concrètement, il est assis à moins de 2 mètres de moi. Je suis prête mais je dois à présent changer de vêtements. J’observe le bonhomme pour essayer de déterminer s’il a l’intention de rester longtemps sur son banc. Lorsqu’il sort sa boîte à tartines, je comprends qu’il ne va pas partir tout de suite. Et bien tant pis ! Sans l’ombre d’une hésitation, j’enlève le bas et me voilà nue comme un ver dans ma voiture, en train d’enfiler mon string, avec un inconnu dégustant un jambon-beurre à proximité, mais il ne remarque rien de ce qui se déroule dans son dos. Par contre, le chauffeur de bus qui, un peu plus loin, s’en grille une avant de reprendre son prochain départ, semble un peu intrigué par mes acrobaties. 
Au final, je m’en sors sans avoir trop éveillé l’attention de quiconque et je peux enfin prendre la route.
 
Direction les « Après-midi T », non loin de Versailles. 
Je programme mon GPS qui m’indique que le trajet sera long de 10km pour moins de 20 minutes de route. OK, ça me va.
Je me rends donc rue Dupont (adresse fictive) où la petite fête se déroule au numéro 36.
Une fois arrivée à destination, je m’étonne de ne trouver que 18 habitations dans la rue… Où peut bien se trouver le numéro 36 ?
rue dupont
la rue Dupont. C’est où la petite fête ???
Je me trouve dans un quartier résidentiel très calme, le genre de petit îlot composée de maisons unifamiliales et de petites villas. Il est 14h45, la fête aurait dû commencer à 14h30, et tout est calme ici. Il n’y a aucun bruit si ce n’est le chant des oiseaux dans les buissons alentours. 
Enfin, après 20 minutes d’isolement total, un être humain apparaît ! C’est un homme dans la quarantaine et il habite la rue. « Excusez-moi, je cherche le numéro 36, savez-vous où il se trouve ? »
« Vous devriez essayer de contourner l’îlot via le petit sentier, je pense que la rue continue à l’arrière »
Je suis son conseil mais je me retrouve dans une tout autre rue, bordée d’une école. 
Me voilà bien embarrassée ! De plus, le mail des « après-midi T » ne mentionne aucun numéro de téléphone en cas de problème ou d’égarement.
Que faire ? Je fais une recherche sur FB pour voir s’il existe un groupe dédié à cet évènement, dans l’espoir de trouver plus d’info. Ce n’est pas le cas.
Je publie sur mon mur un message dans lequel j’interroge mes ami-e-s pour savoir si quelqu’un a déjà participé à ces journées.
Ca me permettrait d’avoir une indication quant à l’habitation où se déroule la fête. Là encore, je fais choux blanc.
A court d’idées, j’envoie un email à la personne qui a envoyé les infos : « Je suis dans la rue, je ne trouve pas la maison. AIDEZ MOI !!!!! »
20200711_150041sm
triste car abandonnée, toute seule, dans la rue Dupont…
Le temps passe, encore et encore, je refais le tour du quartier, je reprogramme mon GPS, je refais le chemin pour arriver toujours au même point.
Après 1h30 d’attente et aucune réponse de la part de l’organisation, je me décide à leur envoyer un mail incendiaire pour leur faire savoir ma façon de penser !
Organiser un évènement pareil et ne même pas être capable de taper la bonne adresse, quel amateurisme !
Au moment où je m’apprête à rédiger mon « hate mail », je relis une dernière fois notre correspondance pour voir si un détail crucial ne m’aurait pas échappé.
Non, tout est bien là, l’adresse est bien rue du Pont et c’est bien là que…  HEIN ???? Rue « du Pont » et pas rue Dupont ?????!!!!!
Fébrile, tremblante, j’introduis cette adresse dans mon GPS. C’est à 10km de l’endroit où je me trouve, de l’autre côté de la Seine, dans un autre village !
Aaaaaaaaaahhhhhhh, mais quelle conne je suis !!!!!  tenor
Hop, je remonte en voiture et je prends la route. C’est peu avant 16h30 que j’arrive à destination.
Je repère directement l’endroit qui était bien décrit dans le mail : portail noir, chaudière rouge.
Si j’avais lu le mail 2 fois plutôt qu’une, je serais arrivée ici 2h plus tôt. 
Mais bon, je vais vite ranger cette mésaventure dans un tiroir de mon cerveau et le fermer à double tour pour ne plus jamais l’ouvrir. Me voici enfin sur place et je compte bien en profiter !
A SUIVRE…
rue du pont
la rue du Pont. Ben oui, évidemment, rien à voir !!!
 

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