Mini-trip coquin à Milan (suite et fin)

Résumé de l’épisode précédent : Alexandra est en vadrouille à Milan où elle a passé sa première soirée au club Nautilus.

Le lendemain matin, après le petit déjeuner, nous profitons un peu du soleil (26° à 10h du mat, ça ne se refuse pas !)
La matinée va filer sans qu’on s’en aperçoive et voilà déjà l’heure du déjeuner qui approche. Nous allons nous rendre dans un petit resto familial où le menu complet (antipasti, plat principal, dessert, café et vin) est à 11€ par personne ! Tout est cuisiné maison, et c’est le patron qui vient servir. Il a plusieurs casquettes : il est également garçon de salle, barman, il fait la plonge et tout ça avec le sourire. Un vrai plaisir que ce petit resto !
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Tiramisu maison. Même à 2 on a eu du mal à le finir !

Ensuite nous allons prendre la voiture pour nous rendre à Milan car Mario est à la recherche d’un instrument de musique bien spécifique. Ce n’est que vers 18h30 que nous pouvons commencer à visiter la ville dont je ne verrai que le Duomo et les alentours. Haut lieu du tourisme milanais, on peut dire que si j’ai vu le Duomo, j’ai quasiment tout vu de Milan 🙂  Mon ami Mario m’a également expliqué la légende du taureau (voir ici) et j’ai essayé, sans grand succès, d’arriver à effectuer les 3 rotations sur ses parties sensibles.

Etape suivante, rejoindre Fabiola, une amie T-girl, qui nous attend chez elle, toujours au centre de Milan. Nous commandons une pizza avant de la rejoindre et ce n’est qu’une fois arrivée chez elle que je vais pouvoir me changer. Le petit ami de Fabiola est également présent. Nous avons pris du retard sur notre planning et je dois me préparer en un temps record. Lorsque c’est fait, je prends un malin plaisir à faire comme si de rien n’était et je viens m’installer à leurs côtés alors qu’ils patientent en regardant la version italienne de « Danse avec les Stars ». Mon arrivée est récompensée de « Waouw ! » et de « Che bella » qui me font chaud au coeur. Mais nous n’avons pas de temps à perdre et nous quittons l’appartement vers 22h00 pour nous diriger vers le Pastiss Club, situé un peu en dehors de la ville, dans une petite bourgade peuplée de moins de 7.000 âmes, du nom de Zibido San Giacomo.
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« bon alors on y va ou quoi ? »

Après une demi-heure de route, nous arrivons à destination. Le club Pastiss a un aspect extérieur d’hacienda (compte-rendu suivra bientôt). Le parking est plein, nous devrons nous garer le long de la route. Il fait sombre et une forte odeur de crottin plane. Je fais donc très attention où je mets les pieds d’autant que le sol est mou, ce n’est pas très rassurant… 😕

Nous sommes très bien accueillis au Pastiss, et il y a beaucoup moins de formalités à remplir. Pas de carte de membre à payer et l’entrée est à 10€ pour les T-girls. La première chose que je remarque, c’est que l’endroit est plus petit que le Nautilus et il y a un peu moins de monde qu’hier, c’est donc plus facile de sympathiser avec les gens.
Mario me propose une visite et nous débutons par les alcôves (pour quelqu’un comme moi, quoi de plus normal…). Dès le premier coin câlin, je sens un léger contact, comme une caresse, sur mes fesses. Mario ne s’est aperçu de rien et il continue la visite alors que, déjà, un beau rital m’entraîne dans un coin sombre. Avant de m’y engouffrer, je hèle mon ami afin qu’il cesse de se balader dans tout le club en donnant des explications à la femme invisible…
Alors que je goûte à la saucisse italienne, je me dis que cette soirée débute sur des chapeaux de roue et que je ne vais probablement pas regretter le déplacement. Ce que je ne sais pas encore, c’est que cette « collation » sera la seule de la soirée. Mais au moins j’aurai eu ce que j’appelle « la totale », et ce, dès mon arrivée.
Ensuite je retourne vers mon guide qui, peu rancunier, accepte de reprendre la visite là où nous l’avions laissée. Cette fois, plus personne ne nous interrompt.
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Brenda, l’organisatrice de la soirée

Vient ensuite le moment où Mario me présente à l’organisatrice de la soirée : Brenda. Celle-ci est une jeune trans très féminine. De longs cheveux noirs entourent un visage émacié.

Elle est ravie d’apprendre que je viens de si loin pour participer à sa soirée. Le rôle qu’elle s’est attribué est celui d’animatrice dans le club. Pour ce faire, elle se balade tout au long de la soirée, un micro en main, et elle incite les gens à danser, à s’amuser. Elle viendra vers moi pour m’entraîner au milieu de la piste en me présentant à la clientèle. Je ferai un mini-pas de danse avant d’aller me mettre à l’écart : je suis une piètre danseuse et, s’il est vrai que j’aime me donner en spectacle dans les alcôves, il n’en va pas de même sur le dance-floor.
Je n’ai pas d’autre souvenir marquant de cette soirée. J’y ai passé un agréable moment, c’était, dans l’ensemble, mieux que la veille, mais pour le sexe c’était un peu tristounet. Avec Mario, nous avons bien essayé de dévergonder un couple pour une partie à 4, et c’était bien parti, mais une trav trop entreprenante s’est tapé l’incruste sans aucune gêne et ça m’a complètement coupé l’envie d’aller plus loin. Je déteste ces personnes qui ne demandent pas votre avis et viennent imposer leur présence.
Nous ne sommes pas partis trop tard de la soirée, mon hôte ayant des choses importantes à faire le lendemain matin.
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flyer de la soirée à laquelle j’ai participé
Mario ne pouvait plus m’héberger pour la 3ème nuit. J’avais donc prévu de la passer dans un hôtel situé tout près de l’aéroport. Ce que j’ignorais au moment de réserver, c’est que j’allais devoir tuer le temps toute la journée de dimanche, mon vol étant prévu le lendemain en début d’après-midi.
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Leonardo. Pas Di Caprio, l’autre…

Je vous passe les détails de cette journée durant laquelle j’ai évolué sous mon apparence masculine. Seule, dans un pays où je ne connais pas la langue ni les quartiers à éviter, ni le degré d’acceptation de la communauté LGBT, j’ai préféré éviter toute prise de risque inutile. Le tourisme fut au programme, avec un nouveau trajet vers Milan, en car, depuis l’aéroport. J’ai revisité le quartier touristique, le Duomo, la Scala, la statue de Léonard da Vinci, et les rues commerçantes. La carte bleue n’a pas souffert, je n’ai rien trouvé à mon goût même si j’ai failli flancher pour un sac à main, mais la raison a repris le dessus au dernier moment : je n’aurais pas eu de place pour le ranger dans ma valise.

Après avoir apprécié la performance d’un petit groupe de rock que je qualifierais d’intimiste vu l’espace réduit dans lequel ils se produisaient, je suis rentrée à l’hôtel vers 21h30, juste à temps pour pouvoir me rendre en vitesse à la pizzeria du coin.
Le lendemain, mon vol retour avait 3h de retard. Trois longues heures à tuer dans l’enceinte de l’aéroport de Malpensa, alors que j’avais terminé mon roman-thriller la veille. Je me suis résignée à télécharger une appli de Sudoku pour passer le temps jusqu’à l’embarquement qui s’est fait dans un avion à peine plus grand qu’un drône !
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Pack complet spécial « groupes » : Véhicule, salle de répèt et stand de merchandising, all in one.
Le vol retour se passa malgré tout mieux que l’aller. Trois jours plus tôt, assise tout à l’arrière, durant la phase d’atterrissage, l’avion avait été balloté à tel point que je craignais d’avoir à utiliser le sac en papier mis à disposition pour celles et ceux qui ont le coeur mal accroché. Rien de tout ça au retour, fort heureusement.
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non mais c’est quoi ce jouet dans lequel on nous fait monter ??!!!
Le retard sur le vol aura eu un avantage : je suis arrivée à Bruxelles bien après l’heure de pointe, et je n’ai eu aucun problème de place pour mon trajet en métro, avec ma grosse valise, jusque chez moi.
Encore une belle expérience de vécue, un nouveau pays visité, et des souvenirs plein la tête, jusqu’au prochain mini-trip.
FIN.

2 commentaires

  1. Encore un intéressant récit. Comme d’hab ! Chouette phrase que ce « je goûte à la saucisse italienne ». Une belle expérience de plus mais il est dommage que tu aies eu moins de sexe qu’à l’ordinaire. J’ai apprécié tes jolies jambes sur la photo mais regretté de ne pas voir tes talons. Snif… Lol…

    • la photo a été rognée de manière intentionnelle : c’était mes shoes d’extérieur, pas les plus sexy. Chaussures à talon bien sûr, mais pas très haut (8cm) et pas aiguille… :-/

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