Mission accomplie

Le responsable du comité de lecture (RCL) : « Miss Alexandra, je constate avec tristesse que vous délaissez votre blog, au profit, je suppose, d’autres activités ! »
Alexandra « Oui, je l’avoue, désolée mais je ne trouve plus le temps de rédiger mes textes et de toute façon, je ne suis pas sûre que quelqu’un me lise encore »
RCL : « Détrompez-vous ! Vos lecteurs sont en manque et ils ont un challenge à vous proposer ! »
Alexandra : « Je vous écoute »
RCL : « Rédigez un article contenant obligatoirement les mots suivants : « airbnb », « communauté européenne », « canard », « papier toilette » et « petite taille ». Vous avez 30 minutes ! »
Alexandra : « C’est comme si c’était fait !! »


Depuis quelques années, je suis assez réticente à l’idée d’accepter une rencontre « entre 4 yeux » avec un total inconnu.
J’ai eu trop d’expériences décevantes par le passé. Rien de bien dramatique, je vous rassure, il s’agit simplement d’un trop plein d’annulations de dernière minute ou encore de grosses frustrations qui se traduisent par un décalage énorme entre ce qu’on me promet et la triste réalité.
C’est la raison pour laquelle je préfère rencontrer en club et échanger mes coordonnées uniquement avec les personnes qui me plaisent vraiment (à condition que ce soit réciproque, évidemment).
Mais malgré tout, et je ne peux m’expliquer pourquoi, si un ressortissant étranger, de passage pour quelques jours en ville, me contacte via l’une de mes annonces, j’aurai plus tendance à lui accorder ma confiance qu’à un « local ». C’est peut-être dû au fait que je me dis que ces hommes sont à la base ici pour le boulot et qu’il serait idiot de leur part de fixer des rendez-vous bidon alors que leur but premier est de trouver une agréable manière d’occuper leurs longues soirées dans un pays étranger, loin de leurs proches.
Bruxelles abritant les institutions européennes, il n’est pas rare qu’un ressortissant de la communauté européenne me contacte pour connaître mes disponibilités.
J’ai pris le risque d’accepter une nouvelle invitation, cette semaine.

Une autre chose qui n’est pas pour me déplaire, c’est le fait que, souvent, c’est l’employeur de ces ressortissants qui paie l’hôtel. Et en général on ne lésine pas sur les moyens, les chambres sont réservées dans des établissements bien étoilés. Ce n’était malheureusement pas le cas cette fois. L’homme avait dû réserver lui-même, en dernière minute et il avait opté pour un appartement airbnb situé à 2 pas des bureaux de sa société.
Je suis arrivée dans le quartier vers 18h30. Une heure de route pour faire 6kms en voiture, bienvenue à Bruxelles aux heures de pointe, sur les routes enneigées comme jamais ! (1,5cm de neige fondue).

L’appartement était situé au 4ème et dernier étage d’une maison vieillotte, et il n’y avait bien sûr pas d’ascenseur. Heureusement que j’avais décidé d’arriver chez mon hôte en ballerines, mes chaussures sexy étant à portée de main mais pas à mes pieds.
L’homme, un ingénieur d’environ 35 ans, vivant à Madrid mais d’origine turque, vint m’ouvrir et je découvris simultanément mon futur partenaire (beau garçon, bien bâti) et l’appartement qui, quant à lui, ne cassait pas trois pattes à un canard. Un 2-pièces composé d’un coin cuisine/salon et d’une chambre avec une minuscule salle de bain/toilettes. C’est dans cette pièce là que je me suis rendue en premier lieu, pour enfiler une tenue un peu plus sexy. Ce faisant, je constatais l’absence de papier toilette : aucun rouleau entamé qui traine, aucune réserve en vue. Alors que mes pensées déviaient vers des considérations très « terre à terre » (mais comment fait-il quand il doit…), je décidai de ne plus y penser pour me concentrer sur le moment présent.
Lorsque je le rejoins dans le salon, l’homme avait déjà ôté son costume cravate et ne portait plus grand chose sur lui, si ce n’est un slip.
Il semblait évident que nous n’allions pas passer beaucoup de temps à faire connaissance avant de passer à l’acte.
Quelques bisous furent échangés et je sentais déjà un morceau de chair bien ferme contre ma cuisse.
Quelques minutes plus tard, je découvrais (dans tous les sens du terme) son sexe. Mon premier sentiment fut la surprise : la sensation contre ma peau quelques minutes plus tôt me laissait présager un sexe de belle proportion, hors, en réalité, il était plutôt de petite taille.

Le contrat est rempli, le challenge est relevé. Je vous remercie de m’avoir lue. 😀

8 commentaires

  1. Cet homme d’affaires n’était pas une affaire. Il convient de les rencontrer dans un beau loft ou belle chambre d’un hôtel de standing, obligatoirement avec champagne et beau « petit cadeau ». Parfois même se voir offrir un restaurant et un cocktail au bar avant de monter en chambre. Ils sont tous bien tes articles Alexandra, surtout lorsque c’est du vécu. Pas d’article sur le Fetish Festival 2018 …. ?

    • merci pour ta réaction, Prisca. C’est vrai que je n’ai pas été traitée comme une princesse mais ce que je ne dis pas dans ce récit c’est ce qui s’est passé après et si j’ai été satisfaite du « traitement ». La réponse est « oui », 100x « oui » !! Et pour moi c’est le plus important. Je reviendrai peut-être sur le Fetish Fest, c’est une bonne idée oui. Biz

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