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En débarquant sur ce blog, vous saviez peut-être à quoi vous attendre. Il y a aussi ceux parmi vous qui sont tombés ici par hasard. Si vous faites partie de ces derniers… (lire la suite ici)

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T-Party, trans band

Il m’arrive parfois de m’attaquer à un sujet pour le blog et puis je « cale », ne trouvant pas la bonne approche, et je laisse l’article en chantier pour y revenir quelques jours ou quelques semaines plus tard. Dans le cas présent, on peut carrément parler d’années !! Aussi, avant de reprendre le sujet là où je l’avais laissé, j’ai d’abord été vérifier sur le Net s’il était toujours bien d’actualité. C’est le cas.


Vous connaissiez les boys bands (Take That ou, plus récemment, One Direction), les girls bands (All Saints, Spice Girls) mais connaissiez vous les trans bands ? Aviez-vous seulement conscience que ça pouvait exister ? Et bien la réponse est « oui », il en existe au moins un et, sans surprise, il est originaire de la ville de toutes les excentricités : Londres.

C’est en 2005 que T-Party a été créé par Viktor Victoria à Soho (Londres). A la base, il ne s’agissait que d’une soirée organisée pour célébrer la communauté Trans, ses amis et admirateurs.
Après plusieurs déménagements et une période creuse de quelques années, Viktor et 2 amies impliquées dans l’organisation de ces soirées décident de former un groupe, de composer un morceau et d’en faire un clip pour promouvoir le club où se déroulent les soirées. Le titre « Ladyboy Lover«  remporte un succès retentissant dans la communauté 3ème sexe et les 3 amies, Viktor Victoria, Farrah Mills et Antonia Wood, décident d’écrire d’autres titres (leur EP est disponible sur Spotify). T-Party devient un groupe à part entière et se produit depuis lors régulièrement en concert, notamment lors de festivals LGBT.

tparty

Si je devais émettre un avis sur leur musique, je dirais, sans méchanceté, que les filles sont plus jolies que la musique n’est innovante. Nous sommes en présence de musique « pop » sans grande originalité mais on ne va pas gâcher son plaisir de découvrir ce groupe hors du commun qui, pour l’instant, ne se produit que sur le sol britannique.

Retrouvez T-party sur Twitter

 

Découvrez leur reprise de « Summertime Sadness »

A la découverte du Périgord coquin

Résumé de l’épisode précédent : après une journée passée en Auvergne, l’étape suivante mène Alexandra en Dordogne

J’ai mangé trop lourd, et trop tard. Je n’aurais pas dû terminer ce plat, la Truffade. C’était très bon, mais assurément trop copieux. Je vais passer une assez mauvaise nuit avec un premier réveil à 5h du matin. Ensuite je vais somnoler, tourner et me retourner encore dans mon lit et émerger enfin à 7h30.
Une question me trotte dans la tête dès le réveil : j’ai été « surclassée » pour la chambre mais qu’en est-il du petit déjeuner ? Et oui, je n’ai pas encore digéré de la veille et je pense déjà à repasser à table ! Je sais, je suis incorrigible… Je me renseigne auprès de la réceptionniste.
« C’est pareil ! » me répond-elle ! Waouw ! Dans ce cas, je saute sur l’occasion qui m’est donnée de profiter d’un petit déjeuner de luxe au prix d’un petit déjeuner bas de gamme !
C’est le ventre plein que je quitte l’hôtel vers 10h. Aujourd’hui, je me rends dans le Périgord, à Brive la Gaillarde. Je n’ai que 200 bornes à parcourir, c’est du gâteau !
Le trajet se déroule sans encombre si ce n’est qu’il pleut sans arrêt.
J’arrive à destination peu avant 13h. J’ai opté pour un hôtel de la chaîne « Ptit Déj ». Je suis logée dans l’annexe qui propose des chambres de plain pied où on peut garer sa voiture devant la porte du logement, comme dans les motels. C’est pratique pour vider la voiture, et c’est aussi pratique pour inviter des coquins discrètement : ils n’ont pas besoin de passer par l’accueil 😉

ptit dej brive parking

Ya pas plus pratique pour vider le coffre de la voiture et mettre son contenu à l’abri !

Je n’ai pas envie de perdre trop de temps, je me prépare, et lorsque je sors de ma chambre déjà en fille, c’est pour me retrouver nez à nez avec les occupants de la chambre voisine, une famille complète : papa, maman et 2 ados. Le père remarquera quelque chose d’inhabituel, le reste de la famille, trop occupés à « smartphoniser » ne fera pas attention à moi.  C’est vers 15h que j’arrive aux alentours du club. Je trouve une place de parking toute proche, à proximité d’un supermarché. Aujourd’hui, je visite le BSM (« Bar Sauna Mixte »), précédemment connu sous le nom « Sauna Adonis ». Comme toujours, je me suis informée pour connaître le tarif appliqué aux T-girls et je sais qu’ici, l’entrée est gratuite. Lorsque j’arrive, je reçois le traditionnel brassard avec un cadenas pour le casier, un échantillon de lubrifiant et un préservatif.

bsm front door

Et une petite photo souvenir avant de découvrir le club, une !

Le club a une superficie d’environ 300m² et son propriétaire, Didier, m’informe qu’il y a environ 7 personnes présentes. Il ne me reste plus qu’à les trouver !
La meilleure manière, c’est de faire un petit tour et Didier se charge de m’organiser une visite guidée qui me permet de me familiariser avec l’endroit (compte-rendu complet de ce club ici).

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Peu de temps après, je suis livrée à moi-même et je rencontre un homme qui semble être intéressé par mes courbes. Il m’invite dans une alcôve et il commence à me sucer. Nous faisons évoluer les choses en 69 et quand il bande bien dur, il accepte de me prendre (je laisse toujours le choix au partenaire de refuser mon offre en utilisant la formule : « tu n’aurais pas envie de… ? »)
Tout se passe bien et il m’avouera par la suite que c’était sa première fois avec une trav. Il faut un début à tout, j’ai déjà procédé à pas mal d’initiations au cours de ma longue carrière !
Je continue de déambuler dans les couloirs, mais ça ne bouge pas trop dans les alcôves, les personnes présentes passent leur temps principalement dans l’espace sauna et jacuzzi. Je profite de cette accalmie pour aller boire un verre au bar. Un tableau affiche toute une liste de cocktails et j’ai envie de me laisser tenter par le BSM. Ca ne doit pas être commandé souvent car le patron doit consulter un petit aide-mémoire pour se souvenir quels sont les composants de ce breuvage qui, au demeurant, était excellent !

bsm bar

Le bar, un endroit où j’ai passé pas mal de temps

Je passe un bon moment à discuter avec Didier et avec un habitué du club, masseur professionnel, qui vient proposer de temps à autres à la clientèle du sauna la pratique de son art.
Mais je cause, je cause, et le motif principal de ma présence ici n’est pas de refaire le monde mais bien de « Baiser Sans Modération » (autre signification des initiales « BSM », dixit Didier). Alors je retourne dans les alcôves et là je croise un gars assez balèze qui me fait un peu penser à un biker. La seule différence, c’est qu’il a laissé son gros cube et sa tenue de motard au vestiaire et qu’il est vêtu en tout et pour tout d’une serviette nouée autour de la taille. Après une brève discussion, nous décidons de passer un moment à 2. Lui non plus n’a jamais eu d’expérience avec des travs mais il sait comment sucer et il me le prouve. Nous n’irons pas plus loin, et je n’aurai pas d’autre expérience ce jour-là. Il faut dire que, sur la durée de ma présence, je n’ai pas vu beaucoup d’action dans les alcôves, mis à part lorsque je m’y mettais personnellement. Mais comme je le dis souvent, il ne faut pas s’arrêter à ça pour juger un club. La période estivale est souvent synonyme d’accalmie au niveau de la fréquentation et je savais dès le départ qu’à partir du moment où je m’écartais des grandes villes, je m’exposais au risque d’avoir moins de partenaires de jeux. Au moins, si c’est compensé par un bon accueil et des rencontres sympathiques, je n’aurai pas tout perdu, et c’est assurément le cas ici.

Il est 17h30 et un terrible orage est en train de s’abattre sur la ville. Je n’ai pas de parapluie avec moi, j’attends donc la fin du déluge qui ne tarde pas à venir.
A 18h, je suis de retour à l’hôtel et après m’être changée, je vais faire un peu de tourisme à Terrasson-Lavilledieu, charmante petite ville d’origine médiévale.

hauteurs

Vue imprenable depuis les hauteurs de Terrasson-Lavilledieu

Je me trouverai un petit resto sympa pour terminer la soirée.
Je passerai une assez mauvaise nuit, avec un premier réveil à 2h du matin et une impossibilité de retrouver un sommeil profond. Je jetterai l’éponge à 7h en me décidant à entamer la journée suivante malgré l’heure très matinale.

A SUIVRE

Retrouvailles et intrigues auvergnates

Résumé de l’épisode précédent : Après une visite d’un club gay à Besançon, en route pour la prochaine étape !

Le lendemain, c’est un trajet un peu plus long qui m’attend. Je me rends dans la région de Clermont-Ferrand, à 400kms de l’endroit où je me trouve.
Je sais qu’aujourd’hui je vais revoir Kiki, la serveuse du Clean, à Riom. J’ai fait sa connaissance l’année dernière et nous avons eu quelques échanges de SMS au cours de l’année écoulée. Elle est donc au courant de ma venue aujourd’hui.
Je quitte mon « hôtel 5 étoiles » vers 9h30 avec comme objectif une arrivée à Riom vers 14h.

autoroute

C’est ça aussi, les vacances… A l’arrêt pendant 3h

Les 200 premiers kilomètres se font sans aucun problème, j’ai une très bonne moyenne. Malheureusement, peu après Macon, c’est la catastrophe. Je tombe dans un embouteillage monstre. Les 3 bandes de circulation sont à l’arrêt total. On coupe le moteur, on sort de la voiture pour profiter du soleil de midi. Par chance, j’ai avec moi une baguette achetée le matin même, ainsi que de la Vache qui rit, fromage tartinable de notre enfance, et tout ce qu’il faut pour me préparer un sandwich et pour m’hydrater. Je déjeune donc en plein milieu de l’autoroute, et par la même occasion j’assure l’animation musicale, revival années 80 avec du Clash, The Cure et de vieux Depeche Mode. Je ne suis pas sûre que les touristes hollandais qui m’entourent apprécient mais après tout, zut, s’ils ont mieux à proposer, ils n’ont qu’à eux aussi mettre leur sono à fond.
Je parcourrai 6kms en 3h. Autant vous dire que la première aire de repos après l’embouteillage est prise d’assaut et je commets l’erreur de m’y engager. Je vais tourner 10min, en vain, pour trouver une place de parking. C’est ça aussi, les vacances… J’abandonne très vite tout espoir et je poursuis mon trajet. Le reste de la route se fera sans encombre mais je n’arriverai à mon hôtel qu’à 17h !

chambre riom

La bonne surprise : je suis surclassée dans une belle chambre pour un prix rikiki

Une fois de plus, j’ai opté pour la formule économique d’un Ibis Budget. J’ai une bonne surprise à mon arrivée car j’apprends que j’ai été surclassée dans un Ibis rouge, la gamme supérieure. Lorsque je découvre ma chambre, c’est LA bonne surprise de la journée et elle est vraiment bienvenue après les épreuves que je viens de traverser sur la route. J’inaugure immédiatement la douche et je ne perds plus de temps : le club Clean m’attend. L’établissement est ouvert non-stop de midi à 1h30 du matin mais je ne compte pas jouer les prolongations trop tard cette nuit.
C’est vers 19h que j’arrive au club. Je trouve une place de parking sur une avenue toute proche. L’avantage des petites villes c’est que, en général, le parking est gratuit presque partout, et c’est le cas ici.

clean parking

A 2 pas du Clean, une avenue avec plein d’emplacements de parking gratuits

Lorsque j’arrive au Clean, je suis accueillie par une jolie brunette à l’accent chantant, Tanya, la collègue de Kiki. Celle-ci ne débute son service que vers 20h mais elle a oublié de prévenir Tanya de ma venue et je dois un peu parlementer avec cette dernière pour qu’elle accepte de me laisser entrer au même tarif que l’année passée, c’est à dire gratuitement.
Tanya m’explique que la politique du club vis à vis des travs a été modifiée au cours de l’année. En effet, vu la gratuité, les gérants du club ont progressivement vu arriver de plus en plus de soi-disant travs, pourtant bien apprêtées, au niveau des accessoires et du maquillage, mais qui, une fois le contrôle passé, se débarbouillaient totalement, reprenaient leur apparence 100% masculine, et partaient à la chasse aux femmes génétiques. Tout ça pour économiser les 22€ demandés aux hommes seuls.
La réaction du club fut donc d’imposer le même tarif à tous, sauf aux femmes et à quelques travesties bien connues de la maison.
J’explique à la charmante Tanya qu’avec moi, rien de tout ça n’arrivera, je ne suis pas intéressée par les femmes et je ne suis sûrement pas intéressée de reprendre mon apparence masculine ! Depuis bientôt 10 ans que je sors en club, on ne m’y a jamais croisée en mec et c’est pas aujourd’hui que ça va commencer. Tanya est rassurée et, je pense, convaincue de mon honnêteté, je ne suis pas du genre à resquiller.

inside clean 2

L’avantage quand ya pas grand monde c’est que ça dérange personne quand on prend une photo 🙂

Ceci étant réglé, il est temps pour moi de faire un petit tour dans les coins câlins. La plupart se trouvent à l’étage. Lorsque j’arrive en haut de l’escalier, je repère les nouveaux aménagements qui ont été fait au cours de l’année écoulée. Il y a 2 nouvelles petites pièces avec « glory-holes » et une pièce plus grande, dans laquelle j’aperçois un trio en pleine action. Une femme se fait prendre alors qu’elle suce un 2ème homme. Ce spectacle ne m’intéresse pas vraiment, mais un homme n’en perd pas une miette alors je m’approche de lui pour entamer la conversation.
« Tu viens souvent ici ? » – « oui oui »
« On n’est pas nombreux hein ? » – « oui oui »
« Il y a plus de monde d’habitude ? » – « oui oui »
« Tu aimes les travs ? » – « non non !! »

Ca a le mérite d’être clair. Mais ce qui va suivre l’est moins : le mec continue d’observer le trio tout en se branlant. Tout à coup, il attrape ma main et la pose sur son sexe. J’avoue ne plus rien comprendre. J’en déduis qu’il n’a pas bien compris mes questions. Il est vrai qu’il avait un petit accent de l’Est et que ça peut expliquer pas mal de choses.
Le gars m’entraîne dans un coin sombre et, une petite turlute plus tard, nous nous séparons pour ne plus nous recroiser.

clean dance

Le bar et l’espace « dance-floor »

Je vais redescendre au bar pour discuter un peu avec Kiki qui est arrivée entretemps. Les retrouvailles sont chaleureuses et nous discutons de choses et d’autres. Je remarque que la clientèle du club est assez différente de ce que j’ai l’habitude de voir en Belgique. Ici, il n’est pas rare qu’un public assez jeune vienne s’encanailler. Je pense notamment à un jeune homme de 23 ans qui visite le club avec sa copine de 25 ans pour la première fois. S’ils sont venus chercher les sensations fortes, nul doute que cette jeune fille qui respire la fraîcheur sera servie… Je discuterai aussi avec un gars originaire de Lyon de passage dans la région pour le boulot. Il a l’habitude de se rendre également en Belgique et fréquente parfois quelques clubs échangistes que je connais uniquement de réputation (Acanthus, Only4You) vu qu’ils ne proposent pas de tarif T-girl.
En gros, les gens sont bien sympas ici mais ils ne semblent pas être vraiment intéressés par le 3eme sexe, et j’ai cru comprendre que de toute façon peu de T-girls fréquentent le club, qui est pourtant le seul dans la région à nous accueillir chaque jour de la semaine.
Je trouve ça dommage et, une fois de plus, je me réjouis de vivre dans un pays où la communauté libertine semble plus ouverte au 3ème sexe.
Le temps passe, il se fait tard, je n’ai rien dans le ventre et j’ai envie de terminer la journée avec un bon plat régional, la truffade.
Je quitte donc le club pour rejoindre ma voiture. Ce faisant, je dépasse un homme d’environ 45 ans qui visiblement rentrait chez lui. Alors que je m’apprête à entrer dans la voiture, je vois qu’il m’observe. Je ne peux pas le louper, il ne le fait même pas discrètement, il a carrément le cou qui s’allonge et les yeux qui lui sortent des orbites. Il fait quelques pas pour s’éloigner mais se retourne à nouveau. N’en pouvant plus, je baisse la vitre et je l’interpelle.
« Bonjour ! Que se passe-t-il ? Il y a un problème ? C’est mon look ? Ca te perturbe, tu es intrigué, ça dérange ? » (je précise que je n’étais pas en tenue provocante)
« Non non, ça me dérange pas du tout »
« Bon et bien voilà, je sors du club là bas au coin de la rue et maintenant je m’en vais »
« Ah mais oui, c’est très bien ! »
« Bonne soirée ! »
« Bonne soirée »
Et voilà comment on se débarrasse des curieux.

truffade

La truffade. Il faudrait imposer une heure limite pour la consommation de certains plats…

Je terminerai la soirée dans un resto situé près de mon hôtel et, après hésitation, je commanderai la fameuse truffade qui arrive à ma table à 22h.
Le plat est copieux mais je finirai mon assiette. Mon appétit sexuel n’ayant, une fois de plus, pas été satisfait aujourd’hui, il faut bien que je me rattrape autrement.

Je ferai la fermeture du restaurant, et je serai témoin d’un acte de grivèlerie par une famille d’Espagnols. De nos jours, on ne peut plus faire confiance à personne, pas vrai ma bonne dame… ?  :-/

 

Retrouvez le compte-rendu complet de ce club en cliquant ici

A Besançon, les hommes n’ont pas de caleçon…

Résumé de l’épisode précédent : après une soirée en demi-teinte à l’Inox, Alexandra s’apprête à quitter l’Alsace…

Mon horloge biologique me réveille à 7h30 et je suis en pleine forme pour un petit jogging au bord de l’eau.
Après le petit déjeuner et une bonne dose de musique classique, je prends la route pour Besançon.

parking desert

Pas de soucis, je repèrerai ma voiture aisément…

Le trajet se fait sans problème et j’arrive à l’hôtel vers 14h. J’ai l’impression d’être l’héroïne d’un film d’horreur du genre « The Shinning ». L’hôtel est situé dans un zoning désert, il n’y a que 2 voitures sur le vaste parking, personne à l’accueil, tout est fermé, on dirait que l’endroit est désaffecté. Mais il n’en est rien et, après avoir fait mon check-in de manière électronique, j’ai accès à ma modeste chambre. Il faut dire que j’ai opté pour le moins cher dans le coin et que ça se traduit par un Ibis Budget bas de gamme…
Aujourd’hui, j’ai prévu de me rendre au « Réservoir« , un sauna gay qui ouvre ses portes 2 fois par semaine aux femmes et aux T-girls. Une connaissance virtuelle devrait peut-être m’y rejoindre. Je n’y compte pas trop, je sais bien qu’entre les écrits et les actes il y a souvent un gouffre infranchissable.

réservoir google view

Rien n’indique que derrière ces murs se cache un sauna gay

Le sauna est situé dans une rue résidentielle. Je me gare devant une maisonnette pourvue d’un jardinet et j’attends sagement dans la voiture que la vieille dame qui vient d’en sortir avec son « youki » pour la petite crotte de 16h se soit un peu éloignée.

La façade de l’établissement aurait bien besoin d’être un peu rafraichie mais après tout, c’est l’intérieur qui importe. Une fois la porte franchie, je me retrouve dans une sorte de sas et je m’acquitte de 16€ auprès du gérant du sauna. Une fois de plus, je vais expliquer en 2 mots d’où je viens et le déroulement de mes « vacances ». En général, les gens sont assez admiratifs et apprécient l’initiative (compte-rendu de visite complet ici).
Je ne perds pas de temps et je m’engage dans le couloir qui mène aux alcôves.
Là, je croise un bonhomme auquel j’explique que je découvre l’endroit pour la première fois. « Ah oui ? Et tu n’as pas envie de me découvrir moi ? » me dit-il en désignant la serviette nouée autour de sa taille.
« Mais avec plaisir !! »

Je lui jouerai un petit « air de flute » dont il se souviendra longtemps, d’autant que c’est pour lui également une première visite dans cet endroit.
La majeure partie de la clientèle est composée de mecs 100% gay et je ne présente aucun intérêt pour eux. Je vais donc refaire un tour au bar où le gérant m’informe qu’un client qui vient de partir a laissé sa carte à mon attention ! « Si vous passez par Vesoul, je serais heureux de vous recevoir », suivi d’un « 06 ». Ca me flatte beaucoup mais malheureusement pour lui, je n’ai pas l’intention de faire ce crochet sans garantie que ça en vaille vraiment la peine.
Sur les conseils du gérant, je suis très prudente quand j’évolue dans les couloirs : la présence d’un jacuzzi et d’autres infrastructures aquatiques rend le sol parfois glissant et il est déconseillé de marcher en talons hauts. Mais on est une aventurière ou on ne l’est pas !!! Le danger ne me fait pas peur.

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Je découvre à l’étage, dans ce qui devait être à l’origine le grenier de la maison, une petite pièce aménagée en cinéma. Il y a là une télé diffusant un film porno hétéro (!!!) et 3 ou 4 mecs qui matent le film en se touchant. Je me dis que si je dois chasser du gibier, c’est ici que je le trouverai. Je m’installe au milieu de ces hommes et je fais mine de regarder moi aussi le film. C’est un film français et les dialogues sont très recherchés. La femme exprime son plaisir non pas en gémissant mais par la parole : « Meeerde, ooohhhh meerde… »
L’homme prend aussi son pied : « Meeerde, mmmhhhh meerde ! »
C’est agréable de comprendre les dialogues pour une fois. De plus, c’est un film « enfants admis » : la caméra filme en plan large, le couple est sur un divan à l’arrière plan et en avant plan il y a une table basse avec une boite de céréales qui masque tout ce qu’il y aurait à voir. Incontestablement, un chef d’oeuvre du 7ème art. Alors que je m’interroge pour savoir si c’est fait intentionnellement, j’interpelle les autres spectateurs : « Juste pour vous signaler que, si je peux rendre service à quelqu’un, rien ne me rendra plus heureuse ».
L’un ignore totalement ma remarque, l’autre me fait un petit sourire compatissant du genre « t’es gentille, toi… mais non merci ! » et le 3ème se lève pour quitter la pièce.
Quel succès !
Arrive un nouveau candidat et, tiens tiens, il vient s’asseoir juste à côté de moi. Je le regarde en souriant, il me regarde également. Ma main s’approche de sa jambe, sa serviette tombe soudain, révélant un sexe qui bande déjà, ok pas besoin de me faire un dessin, enfin quelqu’un qui se laisse tenter par l’inconnu. Je le suce un peu devant les autres mais rapidement il me propose de descendre nous isoler dans une alcôve, ce que j’accepte.
Une fois seuls, nous discutons un peu et il m’informe que c’est sa première fois « avec un mec ». Je ne relève pas l’impolitesse, c’est vrai qu’en coulisses je suis un garçon (sans contrefaçon) mais j’apprécie qu’on me considère comme fille dans les moments comme celui-ci. Enfin bref, je n’ai pas envie de monter sur mes grands chevaux et de mettre un terme à cette grande histoire d’amour qui n’a pas encore eu l’occasion de débuter.
Il va faire une tentative pour me pénétrer mais, la « nouveauté », le fait que je sois « un mec », la capote, et pleins d’autres choses vont nous mettre des bâtons dans les roues. Je vais donc simplement le sucer jusqu’à ce qu’éjaculation s’ensuive.
Je vais rencontrer ensuite le partenaire qui me correspondra le mieux ce jour. Il semble beaucoup plus relax que les autres, la conversation est aisée, il m’est immédiatement sympathique et nous décidons de faire « plus ample connaissance ». Après quelques minutes de caresse buccale, son sexe est bien dur et j’apprécie le fait qu’il soit également assez épais. Je me fais une joie de lui faire découvrir les coins obscurs de la Belgique.
Mon partenaire m’informe alors qu’il n’a jamais fait ça et je détecte un peu de stress dans sa voix.
« Pas de problème, je l’ai fait assez souvent pour nous 2 !! Je vais t’apprendre, laisse moi faire ». Et effectivement, après avoir testé d’autres positions sans grand succès, nous réussirons en levrette.
Ca fera une victoire pour lui et une pour moi qui me suis fixé comme objectif au minimum une pénétration par club visité.
Consciente qu’il ne sert à rien de rester là plus longtemps, je quitte les lieux environ 80min après mon arrivée.
La soirée se terminera agréablement par un buffet de type « all you can eat » dans un grand restaurant asiatique. Une fois de plus, le manque de sexe est compensé par un appétit gargantuesque. Il ne faudrait pas que ça se reproduise trop souvent…

A SUIVRE…

resto chinois

Allez, sur ce, bon appétit ! 😉

Alexandra et les Alsaciens

Résumé de l’épisode précédent : Alexandra quitte l’Allemagne, direction la France !

De retour à la voiture, je me débarbouille et hop, en route pour l’Alsace ! Strasbourg m’attend, à une centaine de kms de là.
La route est agréable, notamment ce tronçon de nationale qui passe à travers bois, ça me plaît beaucoup ce petit dépaysement. A chaque moment, je m’attends à voir surgir un cerf, un ours, ou un sanglier poursuivi par Obélix.
J’arrive à destination vers 19h. Je trouve aisément mon hôtel que je connais déjà : j’ai choisi le même que l’année dernière pour son rapport qualité-prix très intéressant.
S’il est un peu excentré, il a l’avantage d’être situé en bordure de l’Ill et de proposer des chambres au calme.

cath&houses

Beaucoup de touristes dans le centre historique « Petite France »

Ce soir, pas de sortie coquine, mais une balade au centre-ville, à la recherche d’un endroit où manger un plat régional. J’aime bien Strasbourg, autant la ville que ses habitants. Je m’y sens en sécurité et si c’était à refaire, c’est probablement l’un des endroits où je m’autoriserais à évoluer en fille au grand jour. Pour l’heure, les terrasses sont prises d’assaut par les nombreux touristes, je suis en pleine heure de pointe.
J’avais envie de nouveauté mais finalement je me retrouve dans le même resto que l’année dernière alors je commande des plats bien différents de ceux que je connais déjà.
Malheureusement, la tarte à l’oignon et la bouchée à la reine, spécialités locales, ne me laisseront pas un souvenir impérissable.
Je rentre à l’hôtel en empruntant un chemin qui longe le cours d’eau et qui, à certains endroits, dans l’obscurité, peut s’avérer assez inquiétant de par ses nombreux buissons touffus et ses coins sombres.
Le lendemain matin, je prends mon temps, j’ai prévu une journée tourisme vu que ma sortie en club ne débute qu’en soirée.

cors chasse

cors de chasse, boiserie, tableaux aux paysages bucoliques et… musique classique ! Bienvenue en Alsace !

Je profite du petit déjeuner copieux qui est servi au « restaurant » de l’hôtel. Cette pièce rivalise avec l’Allemagne en kitscherie. La déco est composée de cors de chasse, d’assiettes à motifs et de magnifiques tableaux. Des mugs en grès sont également exposés sur des étagères. Pour compléter le tableau, imaginez un fond sonore de musique classique et vous aurez une image assez conforme à la réalité. Honnêtement, je plains le réceptionniste et j’espère pour lui qu’en temps normal il n’est pas fan de techno hardcore ou de death-metal car passer une année entière à subir du classique, je sais pas pour vous, mais moi je pourrais pas, ça me rendrait folle.

bateau

j’ai déjà vu plus moche, comme ville !

Je vais ensuite passer la journée à me balader dans le centre de Strasbourg. Il est encore tôt, 9h du matin et j’ai cette sensation étrange d’assister au doux réveil d’une ville qui, peu de temps avant, était encore plongée dans un sommeil profond. Dans les rues quasi désertes, la seule animation vient du balais incessant des camions de livraison. C’est l’heure du réapprovisionnement pour les nombreux restaurants du centre touristique. J’assiste à la mise en place des différentes terrasses, à l’annonce sur tableau noir du « plat du jour » et ça me permet de faire déjà un choix pour mon resto de midi. En attendant, je continue ma visite et je découvre des endroits inexplorés l’année dernière mais je retourne également me replonger dans des ambiances que je connais déjà, telle celle de la majestueuse cathédrale.

inside inox

me voici dans la place !

Vers 18h, je décide de rentrer à l’hôtel pour me préparer pour la soirée « Trav » hebdomadaire du club Inox. Elle débute à 19h mais j’ai envie de prendre tout mon temps.
L’Inox est situé à Illkirchen, sur un axe principal où passe le tram. Néanmoins, c’est en voiture que je m’y rends. Je trouve une place de parking pile poils devant le club.
Je sonne et on m’ouvre. J’explique au préposé que je viens de Belgique, mais que je connais déjà l’endroit.
L’entrée est gratuite pour les T-girls mais les boissons sont payantes. Je passe par le vestiaire pour enlever les couches superflues et je fais directement un petit tour du propriétaire pour voir si des choses ont changé au cours des 12 mois écoulés. Apparemment non, je me souviens de quasi tout, je n’ai aucune surprise. Ce dont je me souviens aussi c’est qu’il n’y avait pas grand monde lors de ma première visite et, à priori, cette fois-ci c’est un peu mieux. Il y a des couples, des hommes gay, jeunes ou moins jeunes, d’autres hommes à tendance hétéro et quelques consoeurs travs. Nous sommes 5 au total. Je vais les aborder pour les interroger quant à l’ambiance générale dans ce club. Leur constat est assez négatif. La plupart des hommes hétéro viennent ici pour « se taper de la meuf ». Il arrive même parfois qu’ils tentent de forcer une porte de cabine verrouillée ignorant l’affichette « Veuillez respecter l’intimité des occupants de l’alcôve » !
inox flyerPour ces hommes, qui viennent pourtant à une soirée ayant pour thème « Trav & bisex », nous ne faisons office que de « lot de consolation », à consommer s’ils n’arrivent pas à avoir autre chose.
Je trouve ça désolant, voire même révoltant. Moi qui pensais que ce club serait fréquenté par une clientèle friande de T-girls (ça fait quand même des années que cette soirée du lundi est programmée), je tombe des nues.
Alors je vais tuer le temps à l’extérieur, il y a là une grande terrasse à ciel ouvert qui fait office de fumoir. Elle est bien aérée, la fumée n’est pas dérangeante. Il y a de nombreux divans spacieux, une télé programme des clips musicaux. Faute de mieux, je passe un moment là, tentant d’engager la conversation avec d’autres personnes qui se relaxent dans les divans autour de moi. Mais c’est comme de parler à un mur, les gens ici ne semblent pas vouloir discuter. Par comparaison, j’ai eu encore plus d’échanges en Allemagne avec des personnes qui ne parlaient pas ma langue, plutôt qu’ici !

inox fumoir

le fumoir, très spacieux et bien aéré

Alors, par dépit, je sors mon smartphone et je note des idées dans le bloc notes. Evidemment, c’est à ce moment que débarque le préposé et il me fait immédiatement une remarque : « L’usage des téléphones est interdit dans le club ! » OK je me doute bien, c’est pareil partout mais c’est pas comme si je téléphonais ou que je prenais des photos, je prends juste des notes et encore, je le fais parce que je me fais ch*** comme un rat mort… Enfin bref, je me contente de répondre « OK, désolée, je ne savais pas »
« Il y a des affichettes partout !! » Ah bon ??? Je regarde sur chaque mur de la terrasse, rien n’est indiqué. Exaspérée, je me lève et je retourne à l’intérieur, non sans oublier de claquer la porte pour faire comprendre mon ras-le-bol.

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Je redescends pour la X-ième fois aux alcôves, me promettant de filer si ça ne donne toujours rien et, par chance, voilà enfin qu’un homme semble s’intéresser à moi. Il m’attire dans une cabine et il ferme à clé. OK, ça arrive souvent que je tombe sur des mecs qui préfèrent l’intimité afin de ne pas être dérangés par des voyeurs car ça peut parfois couper leurs moyens. Une isolation pareille peut aussi aider les plus timides à se sentir plus à l’aise. Donc je ne bronche pas. Mais quand, en plus, il éteint la lumière, plongeant de la sorte l’alcôve dans une obscurité quasi totale, je n’appelle plus ça de la timidité mais carrément un comportement de goujat ! Je traduis ça par « j’éteins comme ça je vois pas ta gueule de trav et j’imagine que je baise ma star porno favorite ». Je l’aurais bien planté là sans autre forme de procès, mais j’attends de l’action depuis trop longtemps alors je mords sur ma chique.

inox alcove

l’une des nombreuses alcôves du club Inox

En réalité, j’ai bien fait de rester car le mec est doué et endurant. Malgré la pénombre, malgré aussi le fait qu’il ne parle que par borborygmes incompréhensibles, nous allons passer un bon moment et je vais en prendre plein le c***, juste comme j’aime. Bon, c’est vrai que j’avais parfois l’impression de me faire baiser par un ours à cause des sons qui émanaient de mon partenaire, plus proches de grognements animaux que d’un langage humain. Mais au final je ne regrette pas ce moment passé en sa compagnie.
J’apprendrai par la suite d’une habituée que ce gars est capable de baiser toute la soirée et qu’il est un client régulier. Dans la foulée, je vais encore un peu jouer avec un homme dont les bisous et les caresses sont le pêché mignon, un scénario bien différent de mon partenaire précédent mais c’est aussi ce qui fait le charme des rencontres en club.

Je quitterai l’Inox vers 22h30, pas vraiment satisfaite de cette soirée, comme on peut l’imaginer. Néanmoins, financièrement parlant, ça ne m’aura pas coûté grand chose, seulement 8€, le prix de 2 verres de vin. A ce prix-là, on va pas faire la difficile 😉

A SUIVRE…

Alexandra et les Allemands – partie 2

Résumé de l’épisode précédent : Alexandra vient de passer sa première soirée dans un club coquin allemand.


Le lendemain matin, lorsque j’ouvre les volets, c’est pour découvrir un ciel gris et une pluie battante. Par chance, ce n’est que passager et lorsque, après le petit-déjeuner, je charge ma valise dans la voiture, il ne reste plus qu’un petit crachin.
Aujourd’hui, destination Frankfurt am Main, où je dois recevoir 3 personnes dans ma chambre d’hôtel.

frankfort room 1

ma chambre à Frankfort

Je n’ai que 200kms à parcourir et pourtant je vais mettre plus de 3h pour couvrir cette distance. Il est vrai que je n’ai pas vraiment besoin de me dépêcher puisque, au cours de ce trajet, j’apprends que 2 des 3 personnes que je devais voir ne viendront pas. Le premier n’a aucune excuse, j’estime avoir eu affaire une fois de plus à un fantasmeur de la pire espèce. Ca faisait plusieurs semaines qu’il était au courant qu’on devait se voir, il avait encore confirmé 2 jours plus tôt et voilà, tout à coup, le jour de la rencontre, il doit subitement travailler toute la journée ! A d’autres !! Le second, c’est DomRubber, rencontré la veille au club GMK. Je lui fais confiance quand il me parle d’une visite inopinée de ses parents. Le 3ème, et le seul que je verrai, c’est une vieille connaissance, un ami que j’ai déjà rencontré l’année dernière au même endroit. Nous passerons quelques heures ensemble à discuter de nos passions communes (les T-girls et le porno) et nous ferons quelques photos-souvenir.

frankfurt ferrari

des belles totomobiles tout près de mon hôtel

Un peu déçue par cette journée, je demanderai à mon ami de me conseiller de bons endroits où sortir à Frankfurt mais finalement je n’exploiterai pas ces infos et, après une petite balade aux alentours de l’hôtel situé non loin d’un concessionnaire Ferrari, j’irai sagement me coucher en me promettant de me rattraper le lendemain.

alex smart

photo souvenir – bisouuuuuu !

Ma nuit de sommeil fut interrompue vers 3h du matin. J’avais chaud malgré la clim qui s’enclenchait à intervalle régulier. Mais j’avais envie d’air frais et j’eus la mauvaise idée d’ouvrir la fenêtre, m’exposant de la sorte à un insoutenable vacarme ! Tout près de l’hôtel, une usine fonctionnait 24h/24 et, si je n’entendais rien grâce au double ou triple vitrage, à présent il en était tout autre. Je n’ai donc pas insisté, j’ai refermé la fenêtre, mais la nuit était foutue et j’ai tenté en vain de me rendormir, tournant sur mon matelas dans tous les sens, telle l’aiguille d’une horloge.

Le lendemain matin, après un petit déjeuner bien copieux composé entre autres de saucisses et d’oeufs brouillés, je devais prendre la route pour Karlsruhe et pour l’Atlantik Kino.
Je n’avais pas réservé d’hôtel dans cette ville, j’avais l’intention de passer quelques heures au club puis de me rendre immédiatement à Strasbourg, située à moins de 100kms de la ville allemande.
Il me fallait donc déjà prévoir quelques « détails techniques » avant le départ, ce que je fis avant de quitter ma chambre à Frankfort.
Pour je ne sais quelle raison, je ne la sentais pas trop, cette journée à Karlsruhe. Ca me semblait un peu foireux, je m’imaginais un ciné porno glauque avec peu de monde et peu d’ambiance. Je devais y rencontrer un mec et j’étais persuadée qu’une fois de plus, il n’y aurait personne au rendez-vous.
Mais qu’avais-je de mieux à faire ? Alors je me mis en route et, après quelques petits embouteillages, c’est vers 12h30 que j’arrive à destination.
Première surprise, l’Atlantik est situé dans un quartier très calme, à l’écart de l’agitation du centre-ville. Je trouve un endroit tranquille pour finir de me préparer. Le maquillage et le changement de vêtements se fera dans la chaleur de la voiture. Je dégouline, il fait hyper chaud dehors mais je ne peux pas ouvrir les fenêtres car je suis stationnée à côté d’un buisson où a élu domicile une colonie de guêpes… Quelques mètres devant moi se trouve le QG des Témoins de Jéhovah. C’est dimanche aujourd’hui, c’est l’heure de leur réunion et ils arrivent en masse, ignorants de ce qui se trame à quelques mètres d’eux, dans une voiture immatriculée en Belgique.

atlantik jevovah

après le ciné, vous pouvez aisément aller vous repentir de vos pêchés chez les Témoins à 200m de là 😉

A 13h30 je me gare pile poils devant le club. La porte est entrouverte, une dame m’accueille. L’entrée est à 12€, c’est le tarif « homme ». Il faut laisser 10€ de consigne pour recevoir une clé de casier. Je me rends vite compte que je ne suis pas du tout dans un ciné comme je me l’imaginais. C’est un vrai club libertin, assez grand de surcroît.
Comme toujours, je commence ma visite en me désaltérant avec, dans le cas présent, une bière allemande, il n’y a pas de vin à la carte. Ca me permet de constater que, une fois de plus, les Allemands ne maitrisent pas vraiment la langue de Shakespeare sauf un, qui s’avère être professeur d’anglais ! Je suis bien tombée, c’est un habitué de l’endroit et il va me faire le tour du propriétaire mais je vais vite comprendre que son truc à lui, c’est plutôt les « vrais » mecs, pas les travs.

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C’est dans la cave, aménagée en donjon, que je vais croiser un premier joueur. Il est assez âgé et après quelques minutes passées en sa compagnie, je comprends qu’il est plutôt branché soumission. Je finirai par le fesser pendant qu’il me suce et il aimera beaucoup ça. Mais je ne suis pas ici pour jouer à la Maîtresse.
De retour au bar, un nouvel arrivant m’interpelle : « Alexandra ? »
« Euh, yes it’s me ». C’est moi Bindo ! Nous avons été en contact !
Purée, le mec est venu !! De nos jours, je suis plus étonnée quand ils sont là que l’inverse !
Je suis super contente, le gars est sympa, prévenant, il parle anglais, il me paie un verre, que demander de plus ? Un petit tour dans une cabine ? Pas de soucis, il est là pour ça, lui aussi !

atlantik donjon

une vue partielle du donjon, aménagé dans la vaste cave du club

Nous allons donc nous isoler et, une fois la porte fermée, c’est une toute autre facette du personnage qui surgit ! Il est très entreprenant, un peu brutal, me forçant à le sucer à fond et il ne perd pas de temps à se frayer un chemin entre mes fesses. En un mot comme en 100, un amant idéal !
Nous remettrons le couvert 2x, à mon plus grand plaisir et, lorsqu’il partira vers 16h30, nous nous ferons la promesse de rester en contact pour une éventuelle rencontre si je reviens dans la région.
J’ai encore passé un peu de temps à déambuler dans les couloirs sombres et dans les différentes alcôves, suçant de nombreuses queues.

atlantik cabin

c’est dans une cabine similaire que Bindo et moi avons « fait connaissance » 😉

Mon prof d’anglais me recommanda aussi auprès d’un autre habitué, grand amateur de T-girls, mais malheureusement il ne parvint pas à me faire goûter à son sexe qui, même en érection, était courbé vers le bas. Cette particularité ne nous a pas vraiment aidé dans notre tentative de pénétration. Toujours motivée quand il s’agit de s’amuser, je remarque qu’un gars m’observe avec insistance. Je m’approche de lui pour faire une proposition indécente et là, il prend peur comme si je venais de le menacer de mort ! « Nein nein !! » Et hop, il va voir ailleurs s’il y fait plus calme… Bof, pas grave, et tant pis pour lui !
Je prendrai congé vers 17h30, non sans m’être informée de l’horaire de la journée trav mensuelle (chaque premier vendredi du mois, comme au GMK), et j’apprécierai également le compliment du prof d’anglais qui décrètera que je suis bien mieux roulée que la plupart des travs qui fréquentent le club d’habitude.
Et dire que je pensais que ce serait un plan foireux que de venir ici ! En réalité, c’est sans conteste l’un des meilleurs souvenirs de mon périple.

A SUIVRE…

Alexandra et les Allemands – partie 1

Je suis sûre que vous vous demandez comment se sont passées mes vacances, si j’ai bien profité du beau temps, si j’ai pensé à me protéger des brûlures du soleil en appliquant de la crème, si j’ai bien mangé etc etc…
Et bien non, rien de tout ça (enfin si, j’ai bien mangé…).
Il est vrai que ce n’était pas des vacances traditionnelles. Le repos et le farniente n’étaient pas au rendez-vous et je suis rentrée plus fatiguée que je ne l’étais au départ.
Mais ça, je m’y attendais et je ne vais pas m’en plaindre car – confession intime – je déteste les vacances de type « faisons la crêpe au bord de la piscine ».

Voici enfin la première partie de mes aventures « érotico-touristiques ».

Tout d’abord, il me faut faire une confession : j’avais décidé d’évoluer sous mon apparence féminine uniquement pour mes sorties coquines.
Le reste du temps, pour les trajets d’une destination à l’autre par exemple, j’étais en garçon, tout simplement par confort et pour m’éviter d’inutiles tracas.
Les puristes crieront au scandale et à l’imposture mais je ne me voyais tout simplement pas suer toute la journée sous ma perruque et mes couches de maquillage.

Le déroulement d’une journée-type se présentait plus ou moins comme suit :
* réveil spontané vers 7h30 au plus tard
* petit déjeuner
* départ de l’hôtel vers 10h – 10h30
* arrivée à l’étape suivante dans l’après-midi
* check-in à l’hôtel suivi de la « métamorphose »
* découverte du club ou sauna local
* retour à l’hôtel pour se rafraichir et reprendre une apparence masculine
* temps libre / tourisme / resto
* dodo et rebelote le lendemain.

Ma première étape me menait à Brühl, près de Cologne en Allemagne.
Depuis Bruxelles, ça représente un peu plus de 250kms. Un « saut de puce » quand on habite un pays aussi vaste que la France, où tout ce qui est inférieur à 400 bornes est considéré comme une « petite distance ». Mais pour nous en Belgique, 250kms, c’est le bout du monde ! J’avais donc décidé de faire une première halte à mi-chemin chez un couple H/F qui m’accueillirent les bras ouverts.

trajet bxl bruhl

254kms à parcourir !!! C’est loooonnngggg !!!! 😉

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accueillie comme une princesse chez mes amis. J’ai pas encore trop de cernes sous les yeux malgré une courte nuit…

Arrivée chez eux vers 18h30, la soirée se prolongea jusque 2h du matin et lorsque je les quittais le lendemain vers 11h, c’était pour faire un nouvel arrêt 25kms plus loin, à Seraing.
J’avais rendez-vous chez un coquin qui m’avait promis monts et merveilles. Malheureusement, il avait passé une mauvaise nuit et le « festival de sexe à gogo » qu’il m’avait fait miroiter ne se produisit pas.
A 14h, je reprenais la route, cette fois-ci sans autre escale au programme, et c’est vers 16h que j’arrivais dans la petite ville de Brühl. Située à quelques kilomètres de Cologne, j’ai d’abord traversé une sorte de zoning peuplé de nombreuses usines et mon attention fut attirée par une série de caravanes stationnées le long de la route. Il y en avait des dizaines, de couleur blanche, rose ou bordeaux, et, pour la plupart, dans un état de délabrement très avancé. Sur le flanc de l’une de ces caravanes, une mention « Sexy girls » m’aida à comprendre la raison de leur présence aux abords des usines.

gmk map

moins de 14kms séparent le GMK du centre de Cologne (en bleu clair, la célèbre « eau de Cologne ») 🙂

Je me disais que si j’en trouvais une à l’abandon je pourrais la squatter et proposer mes services aux ouvriers du coin.
Mais non, j’avais réservé une chambre confortable un peu plus loin et j’avais très envie de découvrir mon hôtel. Mon GPS me guida sans encombre à destination.
A mon arrivée, la salle des fêtes de l’hôtel était en pleine effervescence, le parking était complet. Il semble qu’une famille était en train de fêter un heureux évènement dont je n’ai pas réussi à déterminer la nature, mais peu importe.
J’ai envie de dire que la déco de l’hôtel était typique « allemande » mais n’ayant que rarement voyagé dans ce pays, je ne sais pas trop ce que c’est que le type allemand.

bruhl stairs

une vue intérieure de mon hôtel à Brühl.

Disons que je m’attendais à un peu de modernité mixée avec une solide dose de kitsch et que je ne fus pas déçue. De grands lustres, de la moquette à motifs qui aurait beaucoup plu à ma grand-mère, des portes en bois de hêtre, une pendule à coucou, j’en passe et des meilleures.
Mais je ne suis pas là pour m’attarder sur la déco, j’ai mieux à faire : la « Tranny party » du GMK est déjà en cours depuis midi.
Je me prépare et je sors de ma chambre vers 18h15.
Il me faut, pour rejoindre la voiture qui est garée assez loin, passer devant la salle où se déroule la fête de famille. Bon, mis à part le fait que je sois plus grande que la moyenne, je n’attire pas trop l’attention malgré mon jeans moulant outrageusement mes fesses et mes escarpins blancs.
En route pour le club, situé à 3kms de là !

C’est une règle que je me suis imposé lors de mes réservations : il fallait que je trouve des hôtels situés à proximité de l’endroit où je devais me rendre en soirée. En effet, l’année dernière j’ai eu la mauvaise surprise de sortir d’un club passé minuit et de constater que j’avais un pneu à plat. Il n’y avait plus de transports en commun et pas de taxi. J’ai donc du rentrer à l’hôtel à pieds. La distance n’était que de 5kms seulement mais qui furent doublés à cause de mon exécrable sens de l’orientation.

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Lorsque j’arrive au club GMK, mon premier réflexe, après avoir troqué mon jeans contre une jupe courte, est d’aller m’en jeter un au bar.
« Alexandra ? »
Et bien oui, je suis attendue. « Hello, Mister DomRubber ! »
Il avait dit qu’il viendrait et effectivement, mon contact allemand est bien là.
Ca fait plaisir de constater que le monde libertin n’est pas peuplé que de fantasmeurs. Nous commençons à discuter un peu, il est la seule personne avec laquelle je peux communiquer : les allemands semblent être unilingues ou alors ils ne veulent pas faire d’effort.
Heureusement, pour ce que je viens faire ici, il existe un langage universel. Je vais jouer avec plusieurs hommes dont certains connaitront quelques faiblesses (ça aussi, c’est malheureusement universel…). Je vais aussi réussir à détériorer un matelas avec mes talons aiguille (j’avais pas vu l’affichette au mur qui demandait d’ôter ses escarpins).

matelas gmk

Comment ? Il faut ôter les quoi ? Aaahhh… euh… trop tard… :-/

Je ne suis pas resté très longtemps sur place, environ 3h, et j’ai surtout travaillé de la bouche, mais j’ai quand même eu la chance de rencontrer un quadra tatoué qui m’a fait la totale tout en m’embrassant comme si j’étais sa petite amie, et c’était très agréable.
Cet endroit m’a bien plu, l’ambiance y est bonne, il y a pas mal de monde et ça joue bien, même si les femmes se prennent la plus grosse part du gâteau, comme c’est toujours le cas quand il y a de la mixité.
Le retour à l’hôtel vers 22h00 se déroula sans encombre et, malgré l’étroitesse de mon lit, je dormis comme une masse : après une journée pareille, j’étais morte de fatigue.

A SUIVRE…